Les Etinc’elles #19 Diane : « La Foi est un guide offert pour devenir librement la femme que l’on veut être. »

Bonsoir à tous !

Ce soir je suis très heureuse de vous faire découvrir l’interview de Diane ! Si vous venez d’Instagram, vous connaissez probablement son superbe compte diane_cbt, ses jolis petits looks, son humour et ses IGTV passionnantes sur le sujet de la féminité et de la Foi. Je suis assez admirative de sa manière de prendre la parole à ce sujet sur Instagram, alors j’ai voulu en savoir plus sur les dessous de ce beau témoignage, sur ce qui l’a poussée à entreprendre ces partages, et sur ce qui l’inspire. Je vous laisse découvrir ses mots !

Peux-tu te présenter, me raconter qui tu es ?

Je m’appelle Diane, j’ai 25 ans, je suis mariée depuis 6 mois et je vis à Paris depuis 15 ans. Je suis en CDI depuis 1 an et demi dans une petite boite qui fait de la communication, je m’occupe de la relation client. 

Peux-tu me raconter comment tu as eu l’idée de créer ce compte Instagram et de parler de ta foi ?

A l’origine j’avais un compte personnel, et avec les nombreux mariages de l’été, je me suis amusée à partager mes tenues. Quand ça a commencé à prendre de l’ampleur j’ai fait le point, pour savoir si je voulais le fermer ou en faire quelque chose d’autre. J’ai trouvé que c’était un beau moyen de parler de choses un peu plus profondes et qui ont du sens !

On est plus que ce que l’on montre sur les réseaux sociaux ; je ne me résume pas à des petits looks ou des jolies boucles d’oreilles, j’ai eu envie de partager ma foi, parce qu’elle fait partie de ce que je suis et de ce que je veux pour ma vie. 

Et je me suis rendu compte que parler de ma foi pouvait faire du bien, à moi comme aux autres. J’ai commencé à travailler avec Auréole Box et j’ai réalisé qu’il y avait une très forte demande de contenus spi sur Instagram ! Il y a eu nos fiançailles, le confinement, des petits déserts de foi… C’est tout ça qui m’a donné envie de me lancer. Je partage des chants que j’aime, des prières, des passages de la Bible, j’aime aussi beaucoup parler de féminité. Je partage ce que je veux, je n’ai pas envie de me limiter.

Comment vis-tu le fait de partager cette part assez intime de ta vie ? 

J’en parle beaucoup avec mon mari, pour garder les pieds dans le réel, et pour toujours en revenir à l’essentiel, sans raconter toute mes journées. Et je sais qu’il ne se privera pas de me dire ce qu’il en pense. J’essaie de ne pas trop raconter ma vie, de partager seulement des bribes et non pas ma façon de vivre, ma vie de foi ou notre manière de prier à deux. Quand je partage des chants, des prières qui m’ont touchée, je ne partage pas pourquoi cela m’a touchée. C’est spontané et finalement pas si intime que ça. C’est une limite à trouver, je pense qu’Instagram n’a pas à devenir un un journal intime, et c’est difficile de trouver la bonne distance. 

Comment ton entourage voit-il ta présence sur les réseaux ?

Tout le monde n’est pas sensible de la même manière au fait de partager sa foi, certains ne comprennent pas. Instagram n’est pas un sujet que j’aborde énormément au quotidien, d’ailleurs ce n’a pas assez de place dans ma vie  pour que j’en discute autant. 

Est-ce-que tu ressens que le fait de partager ta foi sur les réseaux sociaux te fait grandir? 

Oui, mais encore une fois la limite est fine car le Malin est très futé. C’est très compliqué de trouver la limite entre le besoin de prier et donc l’envie d’en faire profiter les autres, et le fait de partager que l’on prie juste pour le partager. 

L’orgueil de la prière est quelque chose qui me fait peur. Ca m’est arrivé de faire une story et de la supprimer, car j’ai pensé après coup que c’était trop tourné vers moi. C’est difficile car Instagram c’est le culte de l’image. Par exemple je ne vais pas me filmer en faisant un chapelet parce que je ne veux pas être tentée de penser “trop bien tout le monde m’a vue prier”. 

En revanche cela me fait aussi grandir. Quand je suis touchée par un texte, un psaume, un chant je le partage, et ça me fait travailler ! Souvent je fais des recherches sur les sujets dont je parle en post ou en story, je me laisse porter et parfois j’en viens à vivre un beau moment de foi sans forcément le partager à la fin. 

Il faut aussi faire attention à la manière dont on s’exprime, car c’est parfois difficile de ne pas blesser, les gens prennent vite les choses personnellement ! 

Quels sont les points négatifs de partager autant sur Instagram? 

Ça prend beaucoup de temps d’entretenir un compte. J’ai un travail, un mari, et il faut garder en tête que ça reste du virtuel. Il commence à y avoir pas mal de monde mais j’essaye quand même de continuer à échanger un peu sans forcément y passer mes soirées.

Et puis, il y a l’incompréhension de certains copains ! J’ai eu des échanges avec de très bons amis qui ne comprenaient pas pourquoi je faisais ça, qui m’ont dit qu’ils ne me reconnaissaient pas sur Instagram, pas compris que je sélectionne mes partages et que ces partages ne sont pas toute ma vie. Ça a été difficile de devoir leur expliquer l’essence même du réseau – ne montrer que ce que l’on veut –  et que c’est autant valable quand on a 250 abo en privé, que 6K en public …Mais en même temps ces discussions m’ont beaucoup apporté, ça m’a fait prendre du recul et c’était une leçon d’humilité. 

Une autre difficulté c’est que les gens n’ont parfois pas conscience de la réalité qu’il y a derrière un compte instagram, que c’est une vraie personne derrière ces photos. Certains sont dans l’intrusion, à venir poser des questions vraiment personnelles en message privé. Je sélectionne de près ce que je partage et comment je le partage, les sujets que j’aborde ou non, donc je fais la même chose en message et certains ne le comprennent pas forcément…

Est-ce-que tu suis beaucoup de comptes qui parlent de foi? 

Quand j’ai travaillé pour Auréole Box, j’ai découvert de super comptes, notamment @novemberdays (un superbe compte qui a fermé malheureusement) qui partageait sa manière de vivre l’Evangile à travers sa vocation de femme. Je trouve qu’il y en a très peu, j’aimerais vraiment en connaitre d’autres, mais c’est difficile de trouver un compte qui a le bon équilibre entre foi et fun, sans tomber dans le partage du pathos et l’émotion de la foi. J’aime beaucoup les contenus d’ @alicedrisch, ses exhortations sont hyper complètes et toujours on point !

Je suis aussi pas mal de comptes américains, notamment @hiemilyelizabeth qui est complètement transcendée ! Elle vit la Parole au quotidien et c’est vraiment très inspirant. Je n’arriverai sûrement jamais pas à en parler et prêcher comme ça pour l’instant, un jour peut-être..!

Pendant tes fiançailles tu as beaucoup parlé de livres qui vous ont aidés avec ton mari dans votre préparation au mariage, peux-tu m’en parler un peu? 

Fiançailles en temps de grèves et de confinement, à distance oblige, j’ai beaucoup lu pendant nos fiançailles. On a en plus eu la chance d’être suivis par 2 prêtres et super bien préparés. 

J’ai sélectionné mes lectures et elles m’ont toutes parlé parce qu’elles correspondaient aux choix que l’on avait déjà posés avec mon petit mec. Je pense qu’elles ne m‘auraient pas forcément touchée ou convertie si je n’étais pas déjà en phase avec leurs principes. Je n’ai pas tout aimé non plus, si j’étais tout à fait d’accord notamment sur le sujet de la chasteté, je trouve que parfois le ton est plus difficile d’accès.

Il y en a un que j’ai particulièrement aimé, Les 10 choses que j’aurais aimé savoir avant de me marier de Gary Chapman. Il utilise des anecdotes, des moments concrets de la vie de jeunes mariés qui permettent de réfléchir sur le quotidien du couple. Au-delà de la romance, le mariage c’est aussi se choisir chaque jour dans le quotidien et voir l’autre, même dans ses défauts. 

Ce sont des lectures qui permettent de comprendre la théorie,  surtout les choix que l’on avait déjà posés. C’est une manière de se questionner sur d’autres sujets pas forcément évidents comme l’adoption, la belle famille, la prière, la foi à deux, les enfants… 

Quel lien tisses-tu entre ta foi et ta féminité? 

Je me suis que très récemment posé la question, et surtout depuis avoir lu le livre magnifique de Georgette Blaquière qui s’appelle La grâce d’être femme, qui explique comment la venue du Christ sur terre a rétabli la femme dans son âme, son corps et sa dignité.

Ce que j’en ai compris concernant le lien entre foi et féminité, c’est qu’il y a des exemples de femmes fortes et inspirantes incroyables dans la Bible comme Sarah ou Ingrid par exemple, des femmes qui se sont battues pour leur famille ou pour leur ville ! Et ces figures cassent ce cliché de la femme effacée dans l’Eglise.

Et dans ce livre, le nouvel idéal de la femme c’est la Sainte Vierge, la femme est LE moyen privilégié de Dieu pour élever les coeurs et les h(H)ommes. C’est très beau de voir à quel point les jeunes femmes peuvent aider les gens à s’élever, mais aussi les faire tomber. On a une responsabilité folle, par notre corps, notre féminité, nos charmes, d’avoir le bon comportement. 

La foi aide à garder cette attitude belle et saine qui élève les autres. C’est un guide pour devenir la femme que l’on veut être, et être heureuse. 

Un peu comme dit Spiderman : “de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités”, pour moi le lien entre foi et féminité c’est exactement ça. La féminité est un cadeau fabuleux que l’on nous a fait. Dieu nous confie tellement de choses, porter la vie par exemple, ça demande beaucoup de responsabilité et d’humilité ! 

Est-ce-que tu  as toujours eu cette vision ? 

J’ai toujours ressenti dans mon cœur le sens du lien transcendant entre masculinité et féminité, mais c’était difficile de mettre des mots dessus. Pour le sens théologique, c’est très récent. Ce livre a marqué un cap dans la construction de ma vision de la féminité. Lisez le !

Merci Diane pour ce partage super inspirant : on sent que tu as une vraie réflexion autour de tous ces sujets, que tu partages aussi en IGTV sur Instagram, c’est passionnant ! 

Maintenant et pour terminer, j’ai trois petites questions…

Pour toi qu’est ce qu’être femme aujourd’hui? 

Je crois que le sens d’être femme aujourd’hui c’est de savoir s’écouter, écouter ses désirs profonds pour sa vie, que ce soit une carrière, une famille ou les deux. Je trouve qu’on ne dit pas assez aux femmes d’être fières de leurs richesses et de leurs différences, non pas comme un élément clivant mais complémentaire à l’homme. 

Etre femme, ce devrait être fière de ce que l’on est !

Selon toi, quel est le rôle de la femme dans la société ? 

On parle beaucoup du rôle du père aujourd’hui mais je trouve que la femme a un rôle essentiel de transmission. Elle porte en elle des trésors de qualités qui sont un peu reniées ou stigmatisées par la société : la sensibilité, la sensualité au sens littéral, la résilience. Si ces qualités étaient mieux appréciées à leur juste valeur et à leur juste place (pas non plus en vérité absolue comme certains lobbys peuvent le faire), on marcherait moins sur la tête ! Son rôle c’est de vivre sa vie de femme, de mère et d‘épouse en profitant pleinement des cadeaux qu’elle a reçus en tant que femme. 

Que dirais-tu à la jeune fille que tu étais à 15 ans ? 

C’est très difficile parce qu’à 15 ans je n’avais pas du tout confiance en moi, en mon corps et ma féminité en a pris un gros coup… Je lui dirais d’être fière de ce qu’elle est et de sa féminité, qu’elle est une belle personne malgré tous les doutes et les difficultés.

Je lui dirai qu’aimer son corps s’apprend et tout ce qui en fait sa honte aujourd’hui deviendra bientôt une force !

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